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Solstice d'hiver 2026 : le jour le plus court, et le bon jour pour juger un logement

Le solstice d'hiver 2026 tombe le lundi 21 décembre au soir. C'est le jour le plus court de l'année, celui où le soleil monte le moins haut et où les ombres s'étirent le plus. Pour qui achète ou loue, c'est le test le plus sévère qu'on puisse faire subir à un logement.

Mis à jour le 26 octobre 2026 · 5 min de lecture

Lundi 21 décembre 2026, à 21 h 50

Le solstice d'hiver 2026 a lieu le lundi 21 décembre 2026 à 21 h 50, heure de Paris, soit 20 h 50 en temps universel, d'après le calendrier de l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) de l'Observatoire de Paris. C'est l'instant où le soleil atteint le point le plus au sud de sa course apparente. L'hiver astronomique commence à ce moment-là, et dure jusqu'à l'équinoxe de mars.

Le 21 décembre est donc le jour le plus court de l'année. À Paris, le soleil se lève à 8 h 42 et se couche à 16 h 56 : 8 h 16 de jour. À midi solaire, vers 12 h 50, il ne monte qu'à 17,7° au-dessus de l'horizon, et un mur de 1 m fait 3,13 m d'ombre.

Le jour le plus court, ville par ville

Ville Lever Coucher Durée du jour Hauteur à midi
Lille 8 h 48 16 h 44 7 h 58 15,9°
Paris 8 h 42 16 h 56 8 h 16 17,7°
Strasbourg 8 h 20 16 h 34 8 h 16 18,0°
Brest 9 h 08 17 h 24 8 h 18 18,2°
Lyon 8 h 20 16 h 58 8 h 40 20,8°
Bordeaux 8 h 38 17 h 22 8 h 46 21,7°
Marseille 8 h 08 17 h 04 8 h 58 23,3°
Ajaccio 7 h 50 16 h 56 9 h 08 24,6°

Lille a moins de huit heures de jour ; Ajaccio en a plus de neuf. C'est à Brest que le soleil se lève le plus tard, à 9 h 08, parce que la ville est la plus à l'ouest : toute la France vit à la même heure légale, mais le soleil y passe environ cinquante minutes après Strasbourg.

Le coucher le plus tôt n'est pas le 21

Un détail surprend chaque année. Le soir, le soleil ne se couche pas le plus tôt le jour du solstice, mais une dizaine de jours avant. D'après notre calcul, à Paris, le coucher le plus précoce tombe vers le 11 décembre, autour de 16 h 54, et le lever le plus tardif vers le 1er janvier, autour de 8 h 44. Les soirées rallongent donc déjà avant Noël, pendant que les matins continuent de s'assombrir jusqu'au Nouvel An. La raison tient à l'orbite elliptique de la Terre et à l'inclinaison de son axe, qui décalent le midi solaire de quelques dizaines de secondes d'un jour à l'autre à cette période.

Autour du solstice, la durée du jour bouge à peine : quelques secondes d'un jour à l'autre entre le 19 et le 23 décembre. Il faut attendre la fin janvier pour regagner une heure de jour à Paris.

Toutes ces heures valent pour un horizon plat. En ville ou au fond d'une vallée, le soleil de décembre, qui se lève au sud-est et reste bas, apparaît souvent bien plus tard derrière les toits, les arbres ou le relief, et disparaît bien plus tôt.

L'ombre la plus longue de l'année

Le soleil étant au plus bas, chaque obstacle projette ce jour-là son ombre la plus longue. À midi solaire, sur sol plat, le moment où l'ombre est la plus courte de la journée :

Obstacle Lille Paris Lyon Marseille
Haie de 2 m 7,0 m 6,3 m 5,3 m 4,7 m
Maison de 6 m 21,0 m 18,8 m 15,8 m 14,0 m
Immeuble de 10 m 35,0 m 31,3 m 26,3 m 23,3 m
Arbre de 15 m 52,5 m 46,9 m 39,4 m 35,0 m

Le matin et l'après-midi, c'est bien plus. À Paris, le 21 décembre, le soleil n'est qu'à environ 8,5° à 10 h : chaque mètre d'obstacle fait alors près de 7 m d'ombre. Une haie de thuyas de 5 m au sud d'un jardin de 15 m de profondeur le couvre en entier, même à midi. Le calcul complet est dans notre guide sur la longueur des ombres.

Le bon jour pour juger un logement

Le solstice d'hiver est le cas le plus défavorable de l'année. Si le soleil atteint une fenêtre à midi ce jour-là, il l'atteindra presque à coup sûr les autres jours d'hiver, où il monte plus haut ; s'il ne l'atteint pas, il faudra souvent attendre plusieurs semaines. Pour un séjour, un jardin, des panneaux solaires ou une maison qui compte sur les apports solaires passifs, c'est la date qui tranche.

Sans obstacle, les chiffres sont déjà serrés. À Paris, le 21 décembre, une façade sud peut recevoir 7 h 32 de soleil, une façade est ou ouest 3 h 46, une façade nord aucune. Mais le soleil ne passe au-dessus de 15° que de 11 h 20 à 14 h 20 : trois heures. Tout ce qui, au sud, dépasse de plus de 15° au-dessus de l'horizon, un immeuble de 10 m à moins de 37 m, une rangée d'arbres, un coteau, prend une partie de ces trois heures.

Si vous visitez autour du solstice, venez vers 12 h 50 à Paris, au moment où le soleil passe plein sud, et regardez où tombe l'ombre des voisins. Si vous ne pouvez pas venir ce jour-là, toute visite entre fin novembre et mi-janvier en donne une bonne idée : le 21 novembre et le 21 janvier, le soleil de midi n'est qu'environ 3,5° plus haut qu'au solstice. Une visite fin mai, avec un soleil à plus de 60°, ne dit presque rien de l'hiver ; visiter une maison en hiver explique quoi regarder.

Ce que la visite ne montre pas

Une visite dure une heure, et le 21 décembre est souvent gris : en décembre, la station de Paris-Montsouris ne compte que 61,1 h de soleil en moyenne sur le mois. On voit rarement le soleil réel le jour où l'on se déplace. Pour une adresse précise, seul un calcul des ombres avec les bâtiments, les arbres et le relief dit combien d'heures de soleil chaque façade et chaque coin du jardin reçoivent ce jour-là. Le rapport Mon expo soleil le fait pour le 21 décembre, heure par heure, comme pour le 21 mars, le 21 juin et le 21 septembre, sur le relevé LiDAR de l'IGN.

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Les heures de soleil réelles d'une adresse précise

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